Témoignages

James

 

Quoi dire, il n'y a pas de mots pour décrire la maladie de son enfant. Il n'y a pas plus grande tristesse que de voir son enfant souffrir. Être là, sans ne pouvoir rien faire, excepté d'être à ses côtés, de l'aimer, de le caresser et de le bercer dans ses bras durant des jours, des nuits, des semaines et des mois. C'est la vie que nous avons vécue avec James, pendant deux années complètes. Aux prises avec une leucémie lymphoblastique aiguë, James a dû faire preuve de beaucoup de courage, de patience et de tolérance, parce qu'il a souffert énormément. La chimiothérapie s'est attaquée à ses jambes, lui causant énormément de douleurs, il ne marchait presque plus. Quoi dire de la radiothérapie qu'il a reçue au niveau du cerveau? Il a des problèmes d'attention, de concentration et beaucoup de difficultés avec les mathématiques. La radiothérapie ne fait pas que détruire les mauvaises cellules, elle détruit aussi celles qui sont saines et, plus l'enfant est jeune, plus grands sont les dommages. James n'avait que trois ans à cette époque. Et ce n'est pas terminé, il y a les ponctions de moelle épinière, les ponctions lombaires et tous les médicaments, pilules de chimio, cortisone avec leurs effets néfastes sur l'enfant.

Qui subit tout cela? Les parents et les enfants! Sans parler de la vie de couple qui se fait brasser! Un parent couche à l'hôpital, l'autre à la maison. La fatigue, le stress, la peine, l'anxiété fait qu'il se crée une distance entre les parents sans le vouloir. J'en aurais encore très long à dire sur ces deux années d'enfer que nous avons passé avec James et d'autant plus que James a passé. Je ne pourrai jamais assez remercier le Bon Dieu de nous l'avoir laissé et je ne pourrai jamais assez remercier ma famille, ma belle-famille et mes ami(e) s de nous avoir tellement aidés à passer au travers de cette difficile épreuve qui, quelque part, a été quelque chose de positif dans ma vie de mère.